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vendredi 6 janvier 2012

L'ANGE SUR LE TOIT, Russell Banks *****

Détails sur le produit
2001
Résumé :
Quelques nouvelles, longues et denses – petits romans, presque. L'Afrique, les Rocheuses, des banlieues anonymes : le décor change, les milieux sociaux également. L'univers de Banks est vaste. Mais partout, le même territoire intérieur s'y déploie. Homme ou femme, jeune ou vieux, arpentent ici un no man's land, un pays du non-retour, où chacun lance son cri muet pour appeler, de toutes ses forces, à la liberté, à la lumière. Causes perdues, espoirs trahis, et pourtant, la défaite n'est jamais sûre. Combats et déchirement profonds, d'autant plus profonds qu'ils s'opèrent dans une sorte de paix, un flottement et une errance où le contour qui peu à peu se précise prend la forme du destin. Liberté ou prédestination ? Banks est un moraliste. On peut trouver à cette littérature une esthétique un peu fruste (et la traduction n'arrange rien). Mais le propos atteint des abîmes sans fond, exploite des subtilités formelles infinies. À mesure qu'il plonge, Banks nous soulève. Et la psychologie la plus conventionnelle se transmue en apocalypse. --Scarbo



Mon P'tit Blog :
On se doit de connaitre Russel Banks. N'hésitez pas à aller voir son article à la rubrique "Auteurs section adultes"... Ces nouvelles m'ont emballée, cela tient à son écriture? à la fugacité des situations et la profondeur à la fois des textes, textes qu'on porte longtemps avec soi.

jeudi 5 janvier 2012

12 SEPTEMBRE, L'AMERIQUE D'APRES, Collectif

12 septembre, l’Amérique d’après

Résumé :
Ce collectif rassemble des rencontres, des deux côtés de l'Atlantique, d'auteurs concernés par l'évolution des Etats-Unis. Journalistes, écrivains, dessinateurs de BD et de presse, chanteur, échangent leurs points de vue, en utilisant chacun son média de prédilection. Ils travaillent en binômes, s'écrivent, s'appellent, se répondent, afin de donner naissance à un état des lieux pluriel et pertinent. Des planches de BD, des dessins de presse, des textes, des illustrations, pour un album évènement, en partenariat avec Radio France, qui donnera lieu à des expositions à Paris et à New York.



Mon P'tit Blog :

DANS LES FORETS DE SIBERIE, Sylvain Tesson ****

Détails sur le produit

Résumé:
Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
  Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.


Mon P'tit Blog :
J'ai beaucoupé aimé cette escapade aux bords du lac Baîkal, en période de fêtes!! Si certains traitent l'auteur de haut, qu'ils tentent de vivre la même aventure. Tesson n'est pas à sa première, mais celle-ci m'a particulièrement touchée puisque qu'en fin d'année, nous vivons tout le contraire... Cette absence à notre société contemporaine et à tous ses excès, ramène à une vie plus authentique et un regard brillant sur notre capacité à se passer de tout cela...

Extraits :
C'est fou ce que l'homme accapare l'attention de l'homme. La présence des autres affadit le monde. La solitude est cette conquête qui vous rend la jouissance du monde. (...) J'ai atteint le débarcadère de ma vie. Je vais enfin savoir si j'ai une vie intérieure.
Le forêt resserre ce que la ville disperse.(...) Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir.
Raisons pour lesquelles je me suis isolée dans une cabane : j'étais trop bavard. Je voulais du silence. Trop de courrier en retard et trop de gens à voir. J'étais jaloux de Robinson. C'est mieux chauffé que chez moi, à Paris. Par lassitude d'avoir à faire les courses. Pour pouvoir hurler et vivre nu. Par détestation du téléphone et du bruit des moteurs.
L'ermite accepte de ne plus rien peser dans la marche du monde, de ne compter pour rien dans la chaîne des causalités. Ses pensées ne modèleront pas le cours des choses, n'influenceront personne. Ses actes ne signifieront rien. Qu'elle est légère cette pensée ! Et comme elle prélude au détachement final : on ne se sent jamais aussi vivant que mort au monde !
Mishima : "ce qui donne un sens à notre comportement à l'égard de la vie est la fidélité à un certain instant et notre effort pour éterniser cet instant."
Les livres sont plus secourables que la psychanalyse. Ils disent tout, mieux que la vie.
(...)J'ai admiré la vieillesse des arbres, apprivoisé des mésanges, saisi la vanité de tout ce qui n'est pas révérence à la beauté. J'ai jeté un regard sur l'autre rive.

jeudi 29 décembre 2011

LES PETITS CHEVAUX DE TARQUINIA, Duras *****

Les Petits Chevaux de Tarquinia
1973
Résumé:
Roman à l'action quasi-inexistante, concentrée sur le récit de menus incidents survenus à un groupe de cinq vacanciers en Italie. Les thèmes sont l'ennui, la solitude à plusieurs, le conflit latent.

Mon P'tit Blog :
Ce livre a un charme fou : d'une langueur inégalable, avec des non événements permanents, Duras nous livre un petit bijou ! Lisez-le aussi en période d'intenses activités pour en apprécier toute la lenteur et la finesse...

jeudi 8 décembre 2011

Rencontre Lire et Faire Lire avec Francisca Lefort : pourquoi tant d'animaux ?

Importance du mythe dans l'humanité : pas d'existence de l'homme sans rapport à l'animal.
Mythes, civilisations, rythes puissants >> idées de lectures
  1. Faire place au mythe : unifie l'humanité / symbolique nécessaire.
  2. Lien entre le réel et l'imaginaire (différent de l'imagination) : capacité à accepter le réel en le sublimant et en affrontant ses peurs (ce qui nous submerge ou n'a pas de sens). Quelque chose à faire pour penser et formuler des choses à dire avec des adultes pas toujours prêts à l'entendre.
  3. L'animal permet de se projeter et de s'identifier
  4. L'animal autorise ce que l'humain n'autorise pas
  5. L'animal est un relais affectif (jouerl, rêver, se sentir aimer et en sécurité)
  6. L'animal ou l'audace et la liberté de l'auteur, anthropomorphisme affectif de comportement par ex : la relation à l'autre, au monde extérieur, à oser se lancer
  7. Exprimer le réel dans les rêves, la projection c'est du sérieux ! pensées inavouables...
  8. Partir dans une situation nouvelle, fragile, croire à l'impossible


Trahison du texte de Kipling dans le Livre de la Jungle de Disney : personnage de Khaa.
Loup-garou : univers, alterité (je suis comme ça mais je peux être/devenir autrement)
La Fabula "il est amusable"
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samedi 5 novembre 2011

Hier, avec Lire et Faire Lire, j'ai écouté Elzbiéta...

... aujourd'hui Elle m'a dédicacé l'Enfance de l'Art...Détails sur le produit Grand Moment !
http://www.blogculture.midipyrenees.fr/
http://www.crl-midipyrenees.fr/agenda/vivons-livres-2011-le-programme/#Un


« Elle [la magie] est le fait du héros de l’histoire, autrement dit de l’enfant lui-même. Elle lui apprend que c’est de lui que viendra, le moment venu, la solution de ses difficultés. Donner d’avance la nature de cette solution impliquerait de construire une histoire au premier degré. Or personne n’est en mesure de prédire à un enfant ce qui l’attend. En revanche on peut essayer de lui insuffler espoir et confiance et on peut lui faire pressentir l’existence de ses ressources intérieures. (...) “Ce train va bien à Brighton, n’est-ce pas ?” m’enquis-je un jour, quelques minutes avant le départ, auprès d’un autre voyageur. Au lieu de m’affirmer simplement que oui, il me répondit : “Well, I hope so !” Et cet “Espérons-le !” permettait de m’apprendre, sans me le dire, qu’il y allait lui-même, qu’il serait tout aussi embêté que moi de s’être trompé et qu’au pire nous serions au moins deux, ce qui est déjà rassurant ! »
Elzbieta, L’Enfance de l’Art, éditions du Rouergue,