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mercredi 11 avril 2012

COEUR D'AFRIQUE, Eric Fottorino*****

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« Pourquoi Larieux n’avait-il pas pensé à lui plus tôt ? Il composa les premiers chiffres de son numéro mais renonça. Il savait bien ce qui le retenait. Koler ne pouvait pas écrire. Plus exactement, il était incapable d’écrire sous le coup d’une émotion. Or l’Afrique, ce n’était qua ça : de l’émotion… » Lorsque le jeune reporter Julien Koler pose les pieds au Bangara, il ne connaît rien de l’Afrique, ni des raisons qui ont conduit Larieux, le baroudeur infirme, à l’envoyer sur des traces anciennes. Guidé par son instinct, il s’enfonce vers le Nord, là où tout semble se jouer du destin d’un peuple. Malgré la censure de la rédaction parisienne, les mots de Koler finissent par atteindre les consciences. Dans ce récit à un fil tendu, Eric Fottorino, conjugue les forces et les couleurs d’un continent pour offrir à ses héros une inépuisable source de vie : un « coeur d’Afrique ».

Wikipedia

UNE PROMESSE, Sorj Chalandon ****

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Résumé :
Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n'a jamais cessé de s'aimer.
La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche.
Il y a le bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l'ancien cheminot, qui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge. Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial.
Voici l'histoire d'une promesse. La promesse faite à Etienne et Fauvette. Une promesse d'enfance, tenue par sept amis, pour déjouer le plus grand des périls.
Ces hommes ont juré de tromper la mort. Et voici qu'un jour, ils renoncent. Ils cessent leurs visites à la vieille maison. Parce que le temps passe. Parce que la lassitude. Parce qu'au grenier, la veilleuse attend que deux âmes lui cèdent. Voici l'histoire d'une fraternité.


Mon P'tit Blog :
Une fraternité écrite tout en finesse. On voit les silences et les morts et on mesure l'intensité de cette promesse. Une jolie façon d'aborder le sujet de la mort et de la douleur par ceux qui disparaissent, du temps qui passe en restant fidèle à ses disparus, celui-là même qui permet de vivre après malgré tout....

mardi 6 mars 2012

RETOUR A KILLYBEGS, Sorj Chalandon *****

Retour à Killybegs - Grand prix du roman de l'Académie Française 2011

Résumé :
Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence.
Sorj Chalandon, né en 1952, a été longtemps journaliste à Libération avant de rejoindre Le Canard Enchaîné. Ses reportages sur l’Irlande du Nord et le procès Klaus Barbie lui ont valu le Prix Albert-Londres en 1988. Il a publié chez Grasset, Le Petit Bonzi (2005), Une promesse (2006, prix Médicis), Mon Traître (2008) et La Légende de nos pères (2009).

Mon P'tit Blog :
Un vrai coup de coeur pour cette lecture forte et enrichissante sur l'histoire de l'Irlande et de sa guerre. Que sait-on au juste de cette part d'histoire ? Venez vous raffraichir la mémoire et approcher ses zones d'ombre pour en apprendre davantage : dans un style fluide, on ne lache pas ces pages qui nous portent longtemps.

vendredi 3 février 2012

EN CAS DE BONHEUR, David Foenkinos *****

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2005 Flammarion


Résumé :
Claire et Jean-Jacques vivent ensemble depuis huit ans. Mais, leur tendresse apparente, qui les fait citer en exemple par leurs amis, cache la véritable érosion de leur amour... Dissection d'un couple pas comme les autres... un couple comme tous les autres.



Mon P'tit Blog :
C'est le 1er que je lis de l'auteur et je suis bluffée. De constats en détours, de savoirs en rebondissements, Foenkinos nous montre une approche du couple et de ses épreuves impressionnante pour son jeune âge ! J'ai envie de dire : ''comment sait-il tout ça ?!'' Un très beau moment de sensibilités et de vie dans un style simple et rapide, truffé d'humour...

jeudi 12 janvier 2012

LE CAS SNEIJDER, Jean-Paul DUBOIS *****

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Edition de l'Olivier 10.2011
Résumé :
Victime d’un terrible, et rarissime, accident d’ascenseur dans une tour de Montréal, Paul Sneijder découvre, en sortant du coma, qu’il en est aussi l’unique survivant : sa fille bien-aimée, Marie, est morte sur le coup avec les autres passagers. Commence alors pour Paul Sneijder une étrange retraite spirituelle qui le conduit à remettre toute son existence en question. Sa femme (qui le trompe), ses deux fils (qui le méprisent), son travail (qu’il déteste, et qu’il finira par quitter), tout lui devient peu à peu indifférent. Jusqu’au jour où, à la recherche d’un job, il tombe sur l’annonce qui va lui sauver la vie : il devient promeneur de chiens pour l’agence DogDogWalk… Le cas Sneijder est un livre bouleversant sur un homme qui refuse de se résigner à la perte de sa raison de vivre. Mais ce roman plein de mélancolie est aussi une comédie saugrenue dans laquelle Jean-Paul Dubois donne libre cours à la fantaisie la plus débridée : entre une esquisse d’une Théorie générale des ascenseurs, la description d’un adultère qui n’échappe pas au grotesque et une plongée dans le monde des promeneurs de chiens, l’auteur d’Une vie française affirme à nouveau son goût pour l’humour noir.



Mon P'tit Blog :
J'ai lu ce livre d'un trait.
Un régal dans l'écriture et dans l'histoire très originale du personnage qui décide, à un moment de sa vie après avoir touché une épreuve essentielle, de ne plus se trahir. Alors bien sûr il n'y a pas de limite face à l'ordre social et à l'image que l'on donne.... beaucoup d'humour pour un sujet sensible et au coeur du quotidien.



Extraits :


Depuis l'accident (...), j'ai le sentiment d'avoir une perception plus affinée de la réalité. Comme si durant mon sommeil quelqu'un avait monté le son du vacarme du monde. Il me semble qu'il y a dans l'air quelque chose d'enfiévré, d'hystérique. Chacun guette un os à ronger. On sent une sauvagerie latente, un affolement de la vie.
(....) je n'arrivais pas à dormir, plus que jamais convaincu que les marges de nos vies sont trop étroites pour contenir la somme de nos rêves et le miroir de nos intuitions.
Un accident servait aussi à çà. A comprendre l'origine du malheur. A démonter la machine et à la remonter. A tater le gras de l'huile et le pas du boulon. A considérer l'engin dans son entier. Je veux dire juger de son rôle, de sa fonction sociale et de son importance réelle. Ne pas se laisser abuser par du camouflage. Essayer de distinguer les choses dissimulées derrière les choses, de s'intéresser à ce qui n'est pas visible à l'oeil nu. Par exemple, aux ascenseurs. Qui nous élèvent, mais aussi nous dressent les uns contre les autres.
Vivre ensemble. C'était déjà impossible de coexister avec sa propre famille. La vie était un sport individuel. On pouvait mourir ensemble dans un ascenseur. Pas y vivre. Supporter l'autre était toujours un supplice intime. Surveiller son territoire. Recalculer sans cesse. Pour le reste, les chiens chiaient. Et voilà tout.

vendredi 6 janvier 2012

L'ANGE SUR LE TOIT, Russell Banks *****

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2001
Résumé :
Quelques nouvelles, longues et denses – petits romans, presque. L'Afrique, les Rocheuses, des banlieues anonymes : le décor change, les milieux sociaux également. L'univers de Banks est vaste. Mais partout, le même territoire intérieur s'y déploie. Homme ou femme, jeune ou vieux, arpentent ici un no man's land, un pays du non-retour, où chacun lance son cri muet pour appeler, de toutes ses forces, à la liberté, à la lumière. Causes perdues, espoirs trahis, et pourtant, la défaite n'est jamais sûre. Combats et déchirement profonds, d'autant plus profonds qu'ils s'opèrent dans une sorte de paix, un flottement et une errance où le contour qui peu à peu se précise prend la forme du destin. Liberté ou prédestination ? Banks est un moraliste. On peut trouver à cette littérature une esthétique un peu fruste (et la traduction n'arrange rien). Mais le propos atteint des abîmes sans fond, exploite des subtilités formelles infinies. À mesure qu'il plonge, Banks nous soulève. Et la psychologie la plus conventionnelle se transmue en apocalypse. --Scarbo



Mon P'tit Blog :
On se doit de connaitre Russel Banks. N'hésitez pas à aller voir son article à la rubrique "Auteurs section adultes"... Ces nouvelles m'ont emballée, cela tient à son écriture? à la fugacité des situations et la profondeur à la fois des textes, textes qu'on porte longtemps avec soi.